Seminaire chez les Amishs

by admin | 17th décembre 2017

Pour qui recherche le dépaysement, cette expérience-là est tout simplement parfaite : l’on peut difficilement faire plus dépaysant et insolite que vivre quelques jours parmi les amish. Surtout à une époque comme la nôtre, où chacun d’entre nous est accro au téléphone portable, à internet et aux réseaux sociaux ! Pour vivre cette expérience extraordinaire, qui remet les idées en place et permet de prendre du recul vis-à-vis de notre monde soi-disant connecté, direction Lancaster, Pennsylvanie (ou le comté de Elkhart, Indiana), pour un voyage dans le temps peu ordinaire. Dans un cadre délicieusement bucolique, tout un petit monde s’y déplace à pied ou en carriole à cheval : des femmes vêtues de long, la robe cachée par un tablier, cheveux sagement nattés sous un léger bonnet, des enfants pieds nus, des barbus chapeautés de noir ou de paille. C’est le pays des Amish, où le temps s’est arrêté au XVIIIe siècle, époque de leur arrivée en Amérique fuyant les persécutions religieuses. Branche des Mennonites, ils perpétuent les traditions de leurs aïeux dont ils parlent le dialecte, proche du suisse allemand. Leur vie simple suit les enseignements du Nouveau Testament, une vie de travail incluant les enfants (en moyenne huit par famille) scolarisés dans la communauté et jusqu’à 16 ans au plus. Ni bruit ni agitation dans cette contrée exclusivement rurale qui proscrit tout modernisme. Ces fermiers hors pair vivent en complète autarcie sur des exploitations qui produisent tout le nécessaire. Les labours se font à la charrue tractée par un cheval, et tout est réalisé à la main. Du moins pour la plupart des groupes, car désormais certains s’autorisent électricité et automobile, et s’ouvrent même au tourisme ! Approcher la réalité des Amish est donc aujourd’hui possible : l’on peut visiter leurs fermes, séjourner en chambre d’hôtes (à la ferme) ou à l’hôtel, goûter les spécialités traditionnelles dans une auberge, aller au marché et acheter des confitures ou des objets d’artisanat comme de superbes quilts, un art d’aiguille dans lequel les femmes excellent. Les Amish qui étaient 5 000 en 1900 sont aujourd’hui plus de 200 000, dont 45 000 en Pennsylvanie.

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